dimanche 4 mars 2012

Nétiquette elearning

Nétiquette
La nétiquette, c'est une règle informelle qui définit les règles de conduite et de politesse recommandées sur les médias de communication Internet. C'est aussi devenu une charte formelle.

Nétiquette et elearning
Pour ses étudiants en elearning, l'université australienne de Wollongong apublié une "nétiquette elearning".
Cette charte australienne a le grand avantage d'être présentée sous forme d'une carte mentale.
Je vous l'ai traduite en français.

Bons apprentissages sur le net !

jeudi 2 février 2012

Une formation perturbée ! Dommage, elle est innovante...


La formation RET que j'ai piloté à Brive pendant 20 ans rencontre une sérieuse difficulté en ce début d'année 2012.
Pour des raisons assez difficiles à comprendre, le Directeur Régional de l'AFPA Limousin n'a pas décidé dès le 25 janvier d'intégrer en CDI le formateur qui assure maintenant cette formation depuis juin 2010.
  • Pourtant ce formateur fait un super travail, reconnu par tous les stagiaires, par ses collègues, par sa hiérarchie locale
  • Pourtant un "nouveau" formateur mettrait 2 mois à maîtriser la formation et ses outils en ligne, à assimiler la culture et les procédures du centre de formation et de l'organisme.
  • Pourtant cette formation RET à Brive est très rentable : plus de 250.000 € de C.A. en 2012 !
Cela nuit en tout cas gravement à la qualité et à la sérénité de la formation en cours depuis fin novembre.

Les stagiaires actuels ont rédigé une Lettre ouverte.
D'anciens stagiaires, des membre des Jury d'examen et des amis envoient chaque jour de nouvelles marques de soutien aux stagiaires actuels et au formateur...

Pour simplifier cette mobilisation et rendre ces soutiens plus évidents, les stagiaires ont lancé une pétition en ligne.

Vous pouvez signer cette pétition en ligne si vous souhaitez les soutenir : 



Stéphane Michel, formateur des RET afpa Brive depuis juin 2010

mercredi 18 janvier 2012

"Bien gerer sa réputation sur Internet" en 12 étapes

Les 12 étapes d'une bonne gestion de sa réputation sur Internet présentées par @AnthonyBabkine @MouniraHamdi et @NabilaMoumen à l'Hôtel Napoleon
Ce post fait suite aux précédents, évoquant l'intérêt du livre "Bien gérer sa réputation sur Internet"

jeudi 12 janvier 2012

« Bien gérer sa réputation sur Internet » : conférence "InnoNapo" - 11/01/2011

Le 11 janvier, la conférence sur l'innovation organisée chaque mois à l'hôtel Napoleon (Paris) réunissait des experts autour du thème de l'e-réputation.




Cette conférence, sympatique, utile et presque toujours passionnante, confirmait et illustrait l'importance croissante de la gestion de son "e-reputation", que ce soit pour trouver du travail, piloter sa carrière ou protéger son entreprise.
  • Vous trouverez la liste des experts en fin de cet article.
La soirée a commencé par une présentation du thème de l'ereputation personnelle, par les auteurs du bouquin présenté dans des articles précédents de ce blog : "Bien gérer sa réputation sur Internet" (sorti fin 2011 chez Dunod)
Elle a été suivie de présentations très diverses, abordant le juridique, l'humain, le"nettoyage" de son image, la veille et la prévisions des crises dans les entreprises

Plusieurs thèmes forts ont été mis en avant par les intervenants
  • L'efficacité de campagnes originales sur le web pour trouver un emploi
  • : même s'il est difficile pour beaucoup d'inventer et de mettre en œuvre des campagnes comme celles de Norman, Augustin Duval ou Caroline Bindner, leur résultat est impressionnant.
  • L'intérêt à mesurer et analyser la progression dans le temps de son e-reputation avec des captures d’écran de ce qu'on trouve en cherchant son nom sur Google (ça s'appelle se "googliser")
  • Le soin que l'on doit apporter au choix les contenus que l'on met en ligne sur facebook et son blog, pour améliorer son e-réputation
  • L'aspect chronophage de cette activité, bien qu'elle soit fort utile.
  • L'existence de prestataires de services de nettoyage d'e-reputation (VIP et entreprises)
  • L'importance à ne pas oublier que l'humain est essentiel, que son réseau d'amis reste très efficace, que les rencontres "dans la vraie vie" sont toujours aussi primordiales, avec les recruteurs comme avec les amis...
  • Le retard entre le "temps de la justice" et le "temps  des innovations technologique" : 5 ans au moins
  • La très rapide évolution perceptible dans les usages de l'Internet et dans les pratiques d'achat en ligne.
  • L'exemplarité du maintenant célèbre "Buzz de la Redoute", qui n'a vraisemblablement que peu d'effet sur le chiffres d'affaires à court terme de l'entreprise, parce que c'est un Buzz, mais pas vraiment un "bad Buzz".
  • L'importance, pour les entreprises, à faire de la veille sur les "signaux faibles" sur le net en analysant les messages des usagers et clients, pour détecter les crises potentielles.


Les dias de Jérôme Deiss sur le "Buzz" de la Redoute
Les intervenants
Anthony Babkine (@AnthonyBabkine), Mounira Hamdi (@MouniraHamdi), Nabila Moumen – auteurs de Bien gérer sa réputation sur Internet
Alberic Guigou (@reputationsquad), de Reputation SquadJoël Heslaut (@jheslaut), Avocat au barreau de Paris
Fadhila Brahimi (@fbrahimi), Co-Auteure de Moi 2.0
Alexandre Villeneuve (@referencement), coauteur de E-réputation. Stratégies d’influence sur Internet
Cyrille Chaudoit (@cchaudoit), Scanblog, baromètre sur les médias sociaux en France
Jérôme Deiss (@e_influenceur), AFPA
Adeline Breton @a2linebreton), Responsable veille e-réputation Orange/OTO Research     

vendredi 6 janvier 2012

Stockage en ligne : un service très pratique pour des formateurs et des apprenants !

 Un service en plein essor

Le stockage de ses données en ligne (« in the cloud ») est très à la mode en ce début de 2012. OVH, un gros hébergeur européen vient de prendre pied sur ce marché prometteur en proposant 25 Go gratuits.
Il existe cependant des dizaines de solutions.

Les bons services de stockage en ligne permettent :

  • de disposer d’un volume gratuit suffisant pour un usage simple ; le minimum acceptable est actuellement de 2 Go
  • de sauvegarder chez un hébergeur ses fichiers (audio, vidéo, photos, documents bureautique…)
  • de synchroniser automatiquement les fichiers sur les différents supports : le PC, le smartphone, le « cloud »
  • de les retrouver intacts malgré le plantage de son PC, la perte de sa clef USB, etc.
  • d’y accéder du monde entier à partir du moment où on accède à Internet
  • d’y accéder à partir d’un smartphone comme d’un PC
  • de ranger ses fichiers dans des dossiers, comme on le fait sur son PC
  • de donner des droits d’accès à certains fichiers ou dossiers à des personnes de son choix
  • de gérer le niveau de ces autorisations d’accès (droit de modifier, droit de consulter) suivant les personnes et suivant les dossiers
  • de gérer les fichiers par « glisser-déposer », intuitivement

J’ai testé 3 solutions dans leur version gratuites


1 - Dropbox, le plus connu, a été "inventé" en 2009 mais a envahi le marché en 2011
C’est un service très pratique, simple, ergonomique, rapide et stable, que j'apprécie beaucoup
Je l’utilise depuis début 2011
Site : http://www.dropbox.com/ 

2 - Box.net, relativement récent, offre 5 Go gratuits et des fonctionnalités plus évoluées que celles de Dropbox : tagger un fichier, visualiser et modifier une image directement à partir de Box, générer une discussion avec ses invités, organiser un fluxc de tâches sur le fichier… Pas mal !
Site : http://www.box.com/ 



3 - Hubic offre 25 Go gratuits mais pour l'instant très très peu de fonctionnalités en dehors du stockage synchronisé sur le smartphone, sur le PC et "dans le cloud".
Hubic est une solution très récemment mise en ligne par le gros hébergeur européen OVH. Les données sont synchronisées simultanément sur 3 serveurs en ligne.
Le service est décevant en l'état, mais va rapidement s’étoffer. OVH essaie manifestement de prendre pied sur ce marché stratégique dont l’essor est prometteur.
Site : http://www.ovh.fr/hubiC/



Et Apple ? iCloud !
iCloud est la solution propriétaire d’Apple : elle suppose d’utiliser un périphérique Apple (Iphone, Mac…)
Cela fonctionne bien, mais ... j'ai un Iphone mais pas de mac : je ne peux pas dire que j'ai vraiment testé.
Site : https://www.icloud.com/
Ce qu'il y a de bien, avec le Web, c'est qu'il s'invente tous les jours ! 

:-)

mardi 13 décembre 2011

Nombres négatifs et pédagogie : un instant de détente !

je trouve exceptionnelle cette petite histoire pédagogique. Elle n'est pas très sérieuse, mais...
Merci en tout cas au grand pédagogue Pierre G. de me l'avoir prêtée :-)

Une petite fille étudie les nombres négatifs à l'école.

Le week-end, elle demande à son grand-père de lui expliquer, parce qu'elle n'a pas tout compris.
Heureusement, son grand-père a été formateur à l'AFPA et il s'y connait vachement en pédagogie :
- " Bon écoute, imagine quatre personnes dans un autobus.
Si à l'arrêt suivant, 8 personnes descendent,
alors il faut qu'il y en ait 4 autres qui montent pour qu'il n'y ait plus personne dans le bus..."

Illustration : l'utilisation des nombres négatifs dans un schéma d'analyse des traces des insectes sur une vitre (un objet directeur et plusieurs traceurs) dans une page très sérieuse de OFSET sur les courbes de mouvement


lundi 12 décembre 2011

Tester son e-réputation en 5mn

Un outil en ligne : "signature"

Avec cet outil simple, didactique et superbe vous pouvez en 5mn comprendre et analyser votre ereputation.

Ce jeu-test de Denis Weiss date pourtant de 2009, mais vous repérerez l’ampleur de l’utilisation marchande de la personnalité numérique qui se cache derrière l’identité numérique.

mercredi 7 décembre 2011

« Bien gérer sa réputation sur Internet » Notes de lecture 03

Règles d'or pour être recruté en ligne
Dans le livre "Bien gérer sa réputation sur Internet", de Anthony Babkine, Mounira Hamdi et Nabila Moumen, on trouve une interview très "formatrice" de Jean Christophe Anna, consultant expert en recrutement 2.0Son blog : Job2.0

Certains des formateurs qui liront ce billet seront peut-être un peu découragés par le côté apparemment très technique et "branché" d'une partie des conseils donnés par Jean Christophe. Mais ce billet de blog est un résumé brutal de quelques pages d'un bouquin très didactique, où les termes et les concepts sont expliqués chemin faisant : 
7 points clefs pour être efficace en ligne quand on cherche un emploi
  • Avoir un CV efficace publié sur les principaux Job Boards (APEC, Monster, Région Job, ...) - Un CV sans originalité, mais dense sur le contenu pour être trouvé par les requêtes que les recruteurs font sur des mots-clés - UN CV avec : un titre, les bons mots-clés, une mise à jour 1 à 2 fois par mois
  • Se créer un profil sur Viadeo et Linkedin : en attendant de se construire une "ereputation, ce qui prend toujours du temps, on dispose d'une identité numérique (voir un article précédent) dès la création de son profil sur un de ces deux réseaux sociaux professionnels.
  •   Réaliser un "audit" de sa présence en ligne : Googlisez-vous vous même pour voir l'image que vous donnez en ligne ...et que verrons les recruteurs, qui utilisent Google eux-aussi

  • Se créer un CV multimédia sur DoYouBuzz. C'est très pratique ! On peut choisir un look efficace pour le CV, l'améliorer par petites étapes, l'exporter en .pdf ou en .doc. On obtient ainsi une adresse web à son nom, et DoYouBuzz est très bien référencé : on est visible sur le web !
  • Etre actif sur Viadeo et/ou Linkedin : s'inscrire dans des groupes de discussion sur un thème utile, participer aux échanges, donner son avis...
  • Ne pas attendre d'être contacté : envoyer des candidatures directes aux recruteurs qu'on repère sur les réseaux sociaux (sur Viadeo par exemple)
  • Une fois que tout cela est en place, pour augmenter sa visibilité : créer son blog, et partager avec tous ce qu'on trouve d'intéressant en faisant de la veille autour de son métier ...ou ailleurs : créer son compte Twitter et "tweeter" ce qu'on veut partager.

De la science-fiction, tout ça ?
Ces conseils sont aujourd'hui (mi-décembre 2011) certainement plus pertinents pour des métiers "tertiaire / services" et pour des cadres que pour des maçons, des garçons bouchers, des mécaniciens ou des plaquistes...
Tout va cependant très vite sur ce plan : le taux d'équipement en smartphone est en très forte progression. Les "applications mobiles" permettent déjà de consulter les offres d'emploi et d'y répondre. Les "jeunes" évoluent avec une grande facilité dans cet environnement TIC et tous les métiers seront touchés à court terme par la recrutement "online" et "mobile".
Un formateur un peu prévoyant, quel que soit son métier, aurait tout intérêt à tester les outils, à s'essayer sur le web 2.0 pour, demain, être en mesure d'orienter ses stagiaires vers les bonnes pistes, les bons outils, les bonnes pratiques.


Tiens, pour commencer..., 
  • ...et si vous vous cherchiez sur le web avec Google
  • Tapez votre nom, et regardez ce que ça donne. ...
  • Essayez ensuite avec 123people.fr ... 
  • Alors ? Vous vous êtes trouvés ? Vous avez une identité numérique ?
  • ...Vos stagiaires, eux, en ont  sans doute déjà une...

mercredi 30 novembre 2011

« Bien gérer sa réputation sur Internet » Notes de lecture 02

L'utilisation des "médias sociaux" par les recruteurs
Le chapitre "L'écho des recruteurs" est éclairant pour un formateur de la formation professionnelle.
En 2011, Internet n'est encore qu'un outil de "sourcing" parmi d'autres pour recruter ; le CV classique est encore prépondérant, mais...
...Mais les méthodes de "sourcing", dans le recrutement, sont en train de se transformer profondément, même si les entreprises ne s'approprient pas toutes au même rythme les nouveaux outils offerts par le Web 2.0
Comprendre la mutation en cours dans l'univers du recrutement est essentiel pour être en mesure d'expliquer cette évolution aux stagiaires apprenants.
Ceux-ci pourront alors, en fonction des postes recherchés et des entreprises visées, choisir les bons "canaux" pour proposer leur candidature.

"Tracer" les candidats sur Internet
La multiplication des "médias sociaux" offre maintenant à l'internaute des occasions de plus en plus nombreuses d'éparpiller ses "traces" sur Internet.
Les outils permettant de trouver ces traces sont de plus en plus nombreux et performants, ils sont utilisés par un nombre croissant de recruteurs.
Les recruteurs ont à leur disposition une large panoplie de moyens pour améliorer aujourd'hui leur efficacité dans la recherche de candidats mieux ciblés : des sites spécifiques "ressources humaines" (dans les grandes entreprises), les "CVthèques" comme Monster, APEC, Cadremploi, Doyoubuzz ou Keljob, et les fameux "réseaux sociaux".

Les réseaux sociaux professionnels
Les réseaux sociaux professionnels sont faits pour que les professionnels se croisent. Leur utilisation par les recruteurs et les candidats se généralise (Viadeo, Linkedin...).
Facebook, réseau social "d'amis", est peu adapté à la recherche d'emploi, mais les traces qu'on y laisse peuvent cependant facilement y être trouvées par un recruteur un peu curieux.
A la différence des recruteurs, de nombreux candidats méconnaissent cependant les réseaux sociaux professionnels.

Les recruteurs et "l'eréputation"
Les recruteurs sont de plus en plus nombreux à s'intéresser à l'eréputation des candidats potentiels ou déclarés.
L'ereputation d'un candidat est précieuse pour les recruteurs : elle permet de compléter la lecture du CV classique qui est instantané et déclaratif.
L'éreputation s'appuie sur des traces laissées au fil du temps sur Internet par la personne, elle permet de cerner la personnalité, les passions, le système de valeur :  les recruteurs qui s'appuient sur l'analyse de l'ereputation des candidats sont persuadés de réaliser des sélections plus efficaces.
La difficulté est de faire la part des choses entre la sphère privée et la sphère publique. Plusieurs grandes entreprises ont signé une "charte des réseaux sociaux" qui engage les recruteurs à ne pas utiliser Facebook (par exemple) pour trouver des informations sur les candidats. Mais tout le monde n'a pas signé cette charte et la pratique reste courante.

Tester pour comprendre
La meilleure façon de comprendre les réseaux sociaux professionnels (pour un formateur ou un stagiaire de la formation professionnelle) est de créer un compte sur Viadeo (gratuit) et de créer soi-même son CV sur DoYouBuzz (gratuit)
  • Viadeo  est un réseau social professionnel français qui compte environ 5 Millions de Membres et  100 000 nouveaux membres par mois en France ; il vise principalement le marché de l'emploi national. Le compte de base sur Viadeo est gratuit.
  • DoYouBuzz est un site de CV : il permet de créer très simplement et rapidement un CV en ligne. On peut y ajouter des vidéos, des images, des présentations et personnaliser entièrement le design de son CV. On y a également accès à des statistiques détaillées pour en savoir plus sur les personnes qui consultent le CV.

lundi 28 novembre 2011

« Bien gérer sa réputation sur Internet » Notes de lecture 01

La préface de Christine Balagué
Dans sa préface, Christine Balagué présente le contexte actuel du recrutement sur fond de web 2.0 (blogs, Facebook, Viadeo..) 

Le Web 2.0, c'est l'environnement actuel des stagiaires de la formation professionnelle ; un formateur qui ne le comprendrait pas ne pourrait pas aider de façon totalement efficace ses apprenants à se placer sur un marché du travail en pleine évolution

  • L'analyse de ces traces numériques (identité numérique) laissées par les internautes sur le web est devenu un outil de recrutement majeur. Ces traces sont laissées par les personnes elles-mêmes ou leurs relations sur des blogs, sur Facebook, twitter, sur Viadeo et Linkedin, sur Youtube... . Elles peuvent être productives ou destructrice en terme de recherche d'emploi. Le lien recruteur – recruté est ré-équilibré : le candidat internaute peut lui aussi trouver des informations sur l'entreprise, bien plus nombreuses qu'auparavant, et en particulier des avis d'autres internautes.
  • Dans les années à venir, le nombre d'internautes progressera, la croissance des réseaux sociaux se poursuivra, les internautes de plus de 35 ans se familiariseront avec le web 2.0. Les informations sur les personnes seront de plus en plus nombreuses et la gestion de son e-reputation sera un enjeu majeur.
  • Le livre « Bien gérer sa réputation sur Internet » présente ce contexte en mutation et en forte expansion du recrutement et détaille plusieurs techniques opérationnelles pour bâtir sa réputation sur Internet.
  • L'internet des réseaux sociaux est en train de révolutionner les métiers du recrutement et des ressources humaines. Les « digital natives » arrivent en masse sur le marché de l'emploi ….et en formation professionnelle.Ils surfent, agissent et interagissent sur le web d'aujourd'hui (le web 2.0). Ils y placent des photos, des commentaires, des liens, ils s'y constituent ouvertement des réseaux « d'amis ».

samedi 26 novembre 2011

Identité numérique et e-reputation ?

Les deux termes "Identité numérique" et "e-reputation" sont très très utilisés aujourd'hui, pas toujours avec justesse...
Pour préciser ces termes, je vais résumer ici deux articles d'une exceptionnelle clarté que j'ai trouvé sur buschini.com , le blog de Philippe Buschini.

  • Avertissement : les phrases de cet article de mon blog sont donc presque toutes extraites du blog de P. Buschini, les images viennent aussi de son blog. J'espère que vous irez lire son blog si le sujet vous intéresse. Il est aussi l'auteur du livre "Personal Branding, le moi-perso-je comme marque
  • Une citation  pertinente : « L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence. » Amin Maalouf
Identité numérique
Comme son homologue « traditionnelle », l’identité numérique est, elle aussi, plurielle, active et changeante.
Autre carte mentale de l'identité numérique (blog Netice) :


L’identité numérique se nourrit des traces laissées sur Internet. Plus ces traces sont nombreuses et accessibles, mieux elles permettent, une fois assemblées, de (re)construire l’identité numérique très précise d’un individu !


E-reputation (ou ereputation)
La réputation dans son sens classique désigne l’honorabilité morale, la célébrité d’une personne en raison de sa valeur. Et, par extension, l’opinion positive ou négative que les individus ont de quelqu’un ou de quelque chose.
  • Internet introduit un nouveau mode de communication impossible à réaliser physiquement : l’ubiquité couplée à l’instantanéité. 
  • Autre caractéristique d'Internet, la persistance de la mémoire : La toile est devenue le plus grand fond d’archives au monde.
Nos traces sur Internet nous construisent aussi une réputation : notre e-reputation.
C’est pourquoi, à l’heure où l’Internet prend une place de plus en plus prépondérante dans notre quotidien, que l’on soit un individu ou une société, il devient essentiel de se préoccuper de la gestion de son image :
  • positive : Une e-réputation positive se surveille, s’entretient et se gère. On peut basculer en quelques clics d’une e-réputation positive à une e-réputation négative. Gérer son e-réputation, c’est maîtriser sa stratégie de communication.
  • négative : En droit français, le principe de la liberté d’expression prédomine. On ne peut empêcher quelqu’un de dire ce qu’il pense, sauf dans les cas où cette liberté empiète sur d’autres droits comme le respect de la vie privée. Une fois cette notion acceptée, il faut passer alors à l’action vite, très vite avant que la rumeur n’enfle trop !
Travailler son e-reputation pour sortir du lot
Quand on cherche du travail aujourd'hui, gérer efficacement son e-reputation, c'est une façon de "sortir du lot".

Crédits : Philippe Buschini est l'auteur d'une bonne part du texte et des images ci-dessus.

Ce qu'il y a de bien, avec le Web, c'est qu'il s'invente tous les jours ! 
:-) 

mercredi 23 novembre 2011

Intégrer la gestion de son ereputation aux formations professionnelles ?


Petit détour introductif : 
  • Dans la formation professionnelle, la mission d'un formateur est de permettre à des personnes de mener à bien leur projet professionnel.
  • Cela suppose, bien sûr, la conception et la mise en oeuvre de situation d'apprentissages "techniques".
    De l'extérieur, c'est d'ailleurs ce qui semble le plus important. Et pourtant...
  • ...Et pourtant, le plus important et le plus difficile, c'est de faire travailler la personne sur son projet et son employabilité au sens large.

    Et la capacité à TROUVER UN EMPLOI fait partie de l'employabilité. 
Nous en revenons au titre de ce post : "Intégrer la gestion de son ereputation aux formations professionnelles ?"
  • Le web 2.0 permet aujourd'hui à toute personne ayant accès à Internet de travailler sa présence sur Internet, son image sur le web.
  • Les employeurs l'ont vite compris qui utilisent les outils de recherche et de veille pour cerner le profil des candidats grâce à leurs photos, leurs messages sur facebook, leurs tweets, leur cercle d'amis, etc.
  • La mission d'un formateur s'accroît donc aujourd'hui d'une tâche supplémentaire non négligeable : permettre aux personnes qu'il "forme" d'acquérir des compétences dans la gestion de leur image sur le web.
Je lis depuis quelques temps en parallèle deux bons bouquins qui traitent de la question :
Ces deux livres sont très différent, mais sont de vraies ressources pour les formateurs et les apprenants.
Je placerai dans ce blog quelques notes de lecture les concernant.




Ce qu'il y a de bien, avec le Web, c'est qu'il s'invente tous les jours ! 

:-)    

jeudi 17 novembre 2011


Utiliser Netvibes en formation : bonne idée !

Netvibes est un outil exceptionnel : pratique, intuitif, gratuit, à l'utilité concrète...

L'utilisateur s'inscrit gratuitement et se trouve aussitôt doté d'un site web personnel constitué par des pages onglets. 
Ce site est  un petit "portail" individuel dans lequel on peut ajouter les services que l'on souhaite : le choix est très important.
Chaque service se présente comme un bloc rectangulaire dans la page, on peut en placer plusieurs dans chaque page et les organiser comme on a envie.



Netvibes est très pratique pour faire de la veille
il suffit de placer dans une page des blocs où s'affichent les infos qui viennent de sites ou de journaux spécialisés sur le thème que l'on suit.

Certains utilisateurs s'en servent comme page d'accueil sur le web, comme on peut le faire avec iGoogle.

Netvibes peut aussi être utilisé en formation (j'ai testé). 
Deux exemples : 
  1. Le superbe portail de ressources du CDI du Lycée Technique Saint-Louis à Bordeaux. C'est unn très bel exemple de Netvibes utilisé pour partager des liens, des infos, des agendas, etc.
  2. Un Netvibes plus modeste : "Former avec Moodle" que j'utilise pour faire découvrir Moodle lors de sessions d'initiation à la pateforme de formation Moodle 1.9
Ce qu'il y a de bien, avec le Web, c'est qu'il s'invente tous les jours ! 
:-)
Info du 20/11/2011 : un livre blanc du CEFRIO (Québec) sur l'usage du web 2.0 dans les organisations est proposé dans un article des Echos du 16 novembre. Il est téléchargeable sur le site du CEFRIO

jeudi 20 octobre 2011

Twitter et la pédagogie

L'article que je signale ici est très utile pour les pédagogues
Il est concret, structuré, argumenté, il propose de la méthodologie et il donne des exemples.
Comme par hasard... il vient du Québec ! Mon expérience, c'est que les Québécois sont rarement dans le yakafokeu, ils s'appliquent à être pragmatiques en termes de pédagogie.

Annie Côté est enseignante de français en cinquième secondaire de l'école secondaire Saint-Pierre et des Sentiers, de l'arrondissement Charlesbourg de la ville de Québec. Elle est interviewée par le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) sur l'expérience qu'elle a mené au printemps 2011 en proposant à ses élèves de rédiger huit devoirs sur la plateforme Twitter, à raison d'un devoir par semaine.

Plusieurs expériences françaises et québécoises en secondaire et en université ont montré cette année 2011 que Twitter était aussi un "outil pédagogique" privilégié.
"Tweeter" (envoyer un message sur Twitter) oblige à concentrer une information en moins de 140 caractères, et la règle informelle sur Twitter est d'écrire en français correct : que du positif pour former des personnes à s'exprimer par écrit !


  • Je crois beaucoup à Twitter comme outil de veille. 
  • J'apprécie aussi beaucoup Twitter comme outil de partage et de re-partage (dissémination) extrêmement rapide et réactif.
  • Je suis convaincu que Twitter est aussi une opportunité pédagogique pour travailler la capacité de synthèse et la qualité de la communication écrite

Dans cet article pédagogiquement passionnant, vous trouverez aussi un paragraphe qui donne une approche de l'utilisation du code/langage texto (SMS) auquel je souscris entièrement : être capable d'utiliser le code SMS est un apprentissage de la "capacité langagière", et celle-ci est extrêmement précieuse aujourd'hui.

Ce qu'il y a de bien, avec le Web, c'est qu'il s'invente tous les jours ! 
:-)

vendredi 7 octobre 2011

Expliquer l'intérêt du web 2.0...

"Le web 2.0 envahit notre quotidien" ... c'est un lieu commun, je sais...
;-)

Pour aider des responsables d'association à s'approprier les opportunités du Web 2.0, j'ai préparé quelques diapos. Je les ai placées sur "Slideshare", solution web 2.0 bien pratique pour des formateurs lorsqu'ils veulent donner accès en ligne à leurs diaporamas...

dimanche 31 juillet 2011

Une classe "moderne"

ça n'apporte pas grand chose sur le fond, mais si vous cliquez sur l'image, elle prend de la réalité (pas augmentée) ;-)   ...


mardi 19 juillet 2011

Facebook, Twitter, Scoop.it et Google+ : pourquoi je n'écris presque plus dans mon blog pédago

Comment les nouveaux outils du web déplacent les espaces d'écriture, de veille et de partage...

Je délaisse ce blog depuis un bout de temps... 
...ça me culpabilise.
Pourtant, ce que je raconte n'est pas essentiel, et les lecteurs peu nombreux :-) ... Pourquoi culpabiliser !
Je comprends petit à petit les raisons multiples qui font que j'écrive moins sur "la pédagogie et les TIC" :
Ecrire cela dans le blog est une idée, mes idées seront plus claires ensuite ;-)

Mon activité a changé :
Je ne suis presque plus en poste de"formateur". Je ne "forme" plus, comme depuis de nombreuses années, 15 apprenants en management d'établissement touristique chaque année de début décembre à mi-novembre en m'appuyant sur un campus virtuel Moodle en "formation hybride" (blended learning ou FOAD).



Aujourd'hui je suis plus en position "d'intervenant" sur des domaines spécifiques liées à la pédagogie, aux LCMS et aux médias sociaux, même si je continue de travailler avec et sur Moodle et les réseaux sociaux pour animer des Communautés virtuelles.

Le Web évolue, ses outils, leurs fonctionnalités
Conséquence directe :  ma pratique quotidienne du web se transforme depuis un ou deux ans, et cette évolution s'accélère depuis quelques mois. Cela tient, je crois, à l'entrée en scène des outils facilitateurs de l'animation de communautés virtuelles que sont Facebook, Twitter et aujourd'hui Google+.
Une page fan Facebook me sert d'outil de communication et de partage avec et entre les anciens des formations tourisme que je menais il y a peu.

Je suis en fait phagocité par la réactivité incessante des participants sur ces outils. Je suis le mouvement : c'est là que j'écris, à la volée, dans l'instant...

La veille et la "curation" sont énormément facilitées aujourd'hui
Je deviens de plus en plus "curateur" : veilleur sélectionneur partageur (des résultats de veille).
La veille est un pilier de mon (notre) activité de formateur. Internet est un support magique pour la veille. Mais la veille ne me plait que pour partager ce que je trouve, et cette dimension de la veille s'est fortement transformée depuis  5 ans.
  • Les alertes Google m'ont servi d'outil de veille principal assez longemps. 
  • Je suis ensuite passé à Pearltrees qui m'a séduit par sa visualisation en cartes mentales et la possibilité de partage. 
  • Twitter m'apporté la veille hyper réactive, vivante, avec l'accès aux experts en direct. J'ai pu suivre les évènements de la place Tahrir 10 minutes par 10 minutes sur les tweets d'un grand reporter de France Télévision... On a aussi accès aux avis et ressentis des plus branchés des branchés sur les médias sociaux.
  • J'ai en parallèle "quitté" Pearltrees pour Diigo : très pro, plus puissant, plus ergonomique à mon goût ...mais bien moins beau. 
  • J'ai testé paper.li : sympa pour le partage, assez esthétique, mais un peu trop automatique à mon goût : on ne "cure" (sélectionne) pas manuellement, et on ne commente pas... 
  • Et un jour (il y a peu), est arrivé SCOOP.IT ;  Ce fut pour moi un vrai cadeau de noël !!!
    On lance une recherche par mots clefs, on choisit les sources (blogs, articles, videos, ...)
    On définit le look de la page publication en ligne des articles sélectionnés, on place ou non des images... et tout ça en un clin d'oeil !
    Le résultat s'affiche de façon très dynamique sur une sorte de blog dont la maintenance est simple, rapide... Un vrai bonheur !

  • Et depuis quelques jours : Google+ : immédiatement intuitif, complètement intégrable à mon univers de contacts, de courriels et de blogs, ergonomiquement réussi, plus efficace que Facebook pour classer/séparer les groupes de discussion, et... cerise sur le gâteau : on peut corriger ses messages... ce que FB ne propose toujours pas.

Résultat : 
Ce n'est plus sur le blog que je travaille, mais sur la page Fan Facebook, sur Twitter, sur Scoop.it, sur Diigo et sur Google+.
...En attendant les prochains ;-)

Liens vers mes espaces de partage :
Le pied, avec le web, c'est qu'il s'invente tous les jours
:-)

jeudi 12 mai 2011

Une formation e-tourisme pour des directeurs de VV à Vassivières

La société Cévéo est un organisme de tourisme social qui gère une dizaine de Villages de vacances. Elle réunit en mai ses directeurs pour un séminaire qui se tient dans le VV de Pierrefitte, au bord du lac de Vassivières (Limousin).
Un demi-journée sera consacrée au e-tourisme, au m-tourisme, et à l'importance des réseaux sociaux dans la communication touristique.
C'est la société Knowledge Community, basée à Limoges, qui anime cette séance.

Au menu : 
  • Internet hier et demain
  • E-tourisme
  • Marché du e-tourisme
  • Réseaux sociaux et tourisme
  • M-tourisme et géolocalisation

mardi 15 mars 2011

Former avec des cartes mentales

Expérimenter l'animation d'une séance d'apprentissage avec des cartes mentales (Xmind)
Xmind est un logiciel libre de création de cartes mentales

Ce texte a été rédigé par mon collègue Stéphane Michel, formateur tourisme, à la suite d'une expérimentation menée avec les stagiaires qu'il forme.


Le contexte de départ

  • Un groupe de 13 stagiaires adultes - futurs Responsables d’Etablissement Touristique - suivent une formation en présentiel sur le campus de Brive (19).
  • Nous en sommes au 3ème mois de formation et les automatismes sont huilés entre stagiaires, entre formateurs et stagiaires. Chacun est en confiance.
  • Il est 15h30, la journée de travail a été déjà bien chargée avec de la gestion et du marketing.

Xmind, le grand inconnu
90 % des stagiaires n’ont jamais utilisé Xmind mais tous ont eu sous les yeux ou dans les mains des cartes mentales fabriquées avec ce logiciel malin et ludique.
Le formateur lui-même n’a que quelques jours d’avance sur les stagiaires, son savoir-faire est auto-évalué au niveau « moyen » au début de la séance.

Le thème de la séance : « Cadrage de l’Animation en Village Vacances »
Il s’agit d’un apport théorique basique.
Le cours est disponible sur support papier devant le formateur uniquement.
Le cours  est organisé par chapitres, sous-chapitres et développements limités.
La veille un tour de table d’une heure sur l’Animation avait permis de sensibiliser les stagiaires au thème général en mode « collaboratif ». Ils sont en confiance face au sujet, ils savent qu’ils connaissent des choses…

Le matériel
Chaque stagiaire utilise un ordinateur portable prêté par l’Afpa pour la durée de la formation.
Le formateur a connecté son matériel à un vidéo projecteur.
Le logiciel Xmind est installé sur chaque unité en début de séance en guise de pré-requis.

Un double objectif pédagogique
En deux heures permettre aux stagiaires :
   - d’intégrer l’armature du cours sur le Cadrage de l’Animation.
   - fabriquer en simultané avec le formateur une carte mentale simple.
Tout est prêt, la séance peut commencer, les risques sont calculés !
Déroulement

  1. Le formateur débute par le positionnement du sujet central puis insère un premier sujet en guise de 1er chapitre. Les stagiaires suivent la souris sur l’écran et reproduisent aisément le schéma.
  2. Quelques explications et le deuxième sujet est inséré et les stagiaires en font de même.
  3. La satisfaction se lit sur les visages, le groupe s’anime, tout le monde obtient un résultat probant sur son écran en 5 petites minutes. « Mais c’est facile ! ».
  4. On enchaîne avec les 3 autres sujets-chapitres qui forment maintenant une étoile autour du sujet central.
  5. Tout le monde lève la tête et lâche les claviers, on revient sur l’armature générale, on explique, on ancre dans les esprits.
  6. Il est temps de développer un sujet par l’insertion de sous-sujets. Plusieurs démonstrations sur le grand  écran sont nécessaires à l’appropriation de la technique d’insertion du sous-sujet, un stagiaire découvre une méthode plus rapide que celle du formateur pour créer des sous-sujets en rafale et s’en ouvre au groupe. La nouvelle méthode est aussitôt validée et prise en main par tout le monde. La progression continue, l’intérêt croit pour le logiciel, les échanges continuent également sur le thème du cours. Le ludique soutient l’apprentissage théorique en le dynamisant car les esprits sont en éveil. Les questions  pleuvent : « Pourquoi l’animateur ferait ceci ? » « Est-ce vraiment son travail de faire cela ? » ; les anecdotes tombent : « Quand j’étais animateur on me demandait de… »…
  7. La partie est gagnée pour cette fois, il suffit de dérouler les sous-sujets, d’apporter des éléments qui seront notés dans les étiquettes - encore une trouvaille d’un stagiaire qui souhaitait limiter l’arborescence. 
  8. A 17h30 chacun peut contempler son chef-d’œuvre (même partiellement complet) les bras croisés sur la poitrine et le sourire en coin, incrédule : « Je sais me servir d’Xmind ! ».

Le résultat
Ci-dessous la toute première carte mentale exécutée en direct par un stagiaire. 
Certes le travail sur la mise en forme reste conséquent mais la structure est posée, la prise de notes est utilisable, et l’ancien support papier sera mis en ligne en PDF sur la plateforme de la formation pour sécuriser l’ensemble.

samedi 12 mars 2011

"N’écris pas sur Twitter ce que tu ne dirais pas à l’antenne"

Je reprends ici deux éléments d'un article excellent de Alice Antheaume sur http://www.slate.fr/ :
Journalisme et réseaux sociaux: 8 tendances venues des Etats-Unis

Il y a un an, les rédactions anglo-saxonnes on ré-écrit leur charte déontologique pour statuer sur la posture journalistique à tenir sur les réseaux sociaux.

  • Le New York Times interdit alors aux rédacteurs du pôle «news» d’écrire des messages trop «éditorialisants» sur les réseaux sociaux, afin de ne pas empiéter sur le territoire du pôle «opinions». 
  • Reuters préconise que ses journalistes se créent deux comptes distincts sur Twitter. L’un à usage professionnel, «pour agréger de l’information et construire un réseau», l’autre à usage personnel, où les journalistes doivent indiquer qu’ils travaillent à Reuters, mais que leurs messages ne reflètent pas l’avis de leur employeur et où ils n’écrivent rien qui puisse être dommageable à leur employeur.

Chez Twitter, qui ne fait pourtant pas partie des éditeurs, on réfléchit avant de tweeter
«Ne dites par sur les réseaux sociaux ce que vous ne diriez pas à l’antenne/à l’écrit.» 
En témoigne un tableau, accroché dans le hall du réseau social, situé à San Francisco, qui martèle «google before you tweet, think before you speak» (faites une recherche sur Google avant de tweeter, réfléchissez avant de parler).

Les enseignements à tirer de ces exemple sont simples : 

  • On ne tweete pas n'importe quoi ou n'importe comment.
  • On sépare son activité personnelle et professionnelle sur les réseaux sociaux (2 comptes twitters, ou 2 comptes facebook).

lundi 7 février 2011

Les aventures extraordinaires du stagiaire Kevin

 
Quelques précisions avant lecture :
Les lignes qui suivent ont été écrites par un "stagiaire" de la formation professionnelle pour adultes.

Après quelques mois de formation dans un centre afpa, il était allé passer quelques semaines en entreprise avant de revenir pour l'examen. Il a nous raconté ses aventures par courriel.
Après avoir eu son accord pour publier dans ce blog cette histoire édifiante, j'ai modifié les lieux, les périodes, les noms, les prénoms, etc.
Cette histoire est vraiment exceptionnelle, mais nous rencontrons quand même plus souvent qu'on ne l'imagine des chefs d'entreprises qui ne respectent pas leur personnel, et a fortiori les "stagiaires".

Pour ma part, je suis sincèrement admiratif : appréhension globale, qualité d'écriture, professionnalisme... Je pense que Kevin fera une belle carrière, et pas forcément exclusivement dans l'hôtellerie !


Courriel n° 1 de Kevin 

Bonjour chère formatrice, 
c’est votre stagiaire Kevin qui vous écrit de son stage entreprise !

J'espère ne pas trop vous ennuyer avec mes histoires mais il est vrai que tenir régulièrement un journal de mon stage me procure un certain soulagement, et me permet de faire le point sur la situation. Alors, autant vous en faire profiter!
Tout d'abord, je tiens à préciser que tout ce qui va suivre est absolument authentique. Je n'invente rien, ni n'extrapole.

Un pendu mardi matin.
 Au lever du soleil, devant les fenêtres de l'hôtel, un homme s'est mis la corde au cou et s'est laissé bercer par le vent frais, jusqu'à ce que mort s'en suive. Une cliente de l'hôtel a assisté au spectacle, sans alerter quiconque. Ce fut la distraction du jour ; j'ai d'ailleurs suggéré que l'on crée un tarif spécial, "vue sur l'esplanade du pendu", mais ma proposition fut étrangement rejetée.

L'attaque des punaises.
Un client ayant séjourné chambre 229 a rappelé la réception. Le pauvre homme avait le corps recouvert de piqûres rougeâtres. Après enquête, les coupables furent démasquées : des punaises de lit résidaient illégalement sous les sommiers, se gorgeant du sang de leur malheureuses victimes endormies. Comme elles ne s'acquittaient pas de leur taxe de séjour, il fut décidé par la directin de les déloger à coup de bombe insecticide. Trois jours plus tard, la couette et les oreillers n'ont toujours été soumis à aucun nettoyage. Les réceptionnistes ont cependant leur consigne : "Ne pas attribuer la 229"....

Série noire.
Samedi, journée bien calme. Juste un décès à signaler : le père de Nicole, femme de chambre, qui a succombé à l'âge respectable de 96 ans. Après le cancer de  notre responsable entretien, la mystérieuse affliction de notre responsable des achats (on ne m'a pas encore mis dans la confidence, je sais simplement qu’elle est "très malade"...), l'accident de notre commercial (qui arrive chaque matin équipé de sa minerve et de ses béquilles), la démission (après coupure d'orteil) de notre second de cuisine, les infortunes de Nicole paraissent bien banales.

Soldats stagiaires, garde à vous !
Je suis de repos ce dimanche. Je vais en profiter pour visiter les alentours et manger enfin convenablement dans un restaurant digne de ce nom. Ah bien non, finalement ! Le planning est bouleversé : suite au départ de Nicole, nous avons une configuration inédite : Une prof de langue vient jusqu'à midi (en extra), une secrétaire au chômage arrive en renfort midi (en extra) vers 16 heures et notre réceptionniste du matin s'improvisera night auditor. Le petit stagiaire Kevin (moi) traînant encore dans le coin, on l'attrape au vol et on le colle de 12 à 16. Quelle brillante initiative ! Car voilà nos rugbymen de la ville de …. qui viennent prendre la cuisine d'assaut ! Nous avons là 64 hôtes de prestige pour trois serveurs inexpérimentés (ah les stagiaires, quelle merveilleuse invention!) et Sylvie, une "Mademoiselle Polyvalence" . "Qu'ils se débrouillent en cuisine, cela n'est pas mon affaire...", m'entends-je marmonner... Mais quand vient l'heure des comptes, c'est au comptoir réception que les affaires reprennent.... Devant l'empressement du chef du groupe des rugbymen, qui tapote sa CB sur le (faux) marbre de mon domaine, je consulte le carnet de consigne : "Sylvie doit se charger de la facturation. Le stagiaire sera au comptoir réception".  Le stagiaire étant par nature idiot, il fait ce que l'on lui demande sans se poser de questions. Je téléphone donc en salle, demande la facture du rugby, mais la gentille Sylvie, malgré sa bonne volonté, s'avère incapable de s'en sortir. Je vais à la rescousse, muni de tous les devis et papiers du dossier "rugby" , et en s'y mettant à trois (avec Joëlle au téléphone..), on arrive à sortir une facturation décente, gratuité comprise, que l'on s'empresse de faire payer et signer !

Miam Miam !
16 h : Nerveusement fatigué, je finis mon service. Je n'ai toujours pas mangé et me rends donc en cuisine. On s'y empiffre allégrement de pâté de foie et de jambon - restes du festin de midi. Je reste un peu à discuter, sans oser rien demander - une consigne stricte stipule que seul le personnel de cuisine, hors stagiaires, a accès aux stocks de nourriture. On ne me propose même pas une tranche, je me contenterai donc une fois de plus d'un box de riz aux crevettes surgelé. (A propos, je ne peux plus supporter les crevettes). Pas de fruit dans le "frigo stagiaire". Plus de yaourt non plus. Je me retiens mais intérieurement je commence à sentir la colère monter. Lors de mon premier jour (mardi matin), je me suis fais incendier parce que j'avais osé prendre un mini pot de confiture dans la corbeille des petits-déjeuner pour agrémenter mon pain sec.(Ok ok, pas de confiture..)  Le nombre total de plats réservés aux stagiaires s'élèvent à 4. (ok ok, c'est déjà ça). Je prends des Spasfons en complément alimentaire ... 
Je n'ai pas pu aller laver mon linge... J'ai un coup de déprime...  Pas grave ça ira mieux demain !

Vous reprendrez bien une petite mort ?..
Je suis de repos ce lundi. Je vais en profiter pour visiter les alentours et manger enfin convenablement dans un restaurant digne de ce nom (bis).
Mais avant, je dois voir la directrice. En effet, je voudrais bien savoir où dormir le lendemain. Oh, juste comme ça, pour pouvoir m'organiser....
Rappel des évènements : 
  • Sur un total de 74 chambres, un "séminaire incentive" en a réservé 63, du mardi 9 au vendredi 12. Je me suis d'ailleurs personnellement occupé de la rooming list vendredi dernier (j'ai mis trois heures pour caser tout le monde) et en toute modestie, c'est à moi qu'on confie chaque nouvelle modification la concernant.
  • On a un overbooking d'une chambre pour le 9. Le reste des chambres louées est attribué à des individuels depuis longtemps.
  • Je dois donc être délogé pour faire de la place. On m'a d'abord proposé d'installer un lit d'appoint dans un des salons. Problème : les salons sont tous réservés le 9  et 10. Hors de question de modifier la configuration et déplacer le mobilier pour me faire de la place...
  • L'appartement des stagiaires est complet. (4 personnes dans un appartement prévu pour 3)...
Or, vous allez rire (si si!) : Madame la Directrice n'est pas bien disposée en ce lundi matin. Elle vient d'apprendre une mort tragique dans son entourage... (et une de plus, une !!) Oh, tout le monde ici est très compatissant... personne n'osera d'ailleurs la contrarier du reste de la journée.. Vais-je donc devoir attendre avant de connaître mon sort ? Que nenni ! Car voilà qu'elle me propose (par téléphone) le scénario suivant : (accrochez-vous !)
Je travaille aujourd'hui lundi de 12 à 20 (ben oui, je n'ai que ça à faire. D'autant que la rooming-list est à revoir: des changements de dernière minute doivent être communiqués.) Ensuite, je fais trois nuits consécutives, et j'attends qu'une chambre se libère au matin pour m'y installer pour la journée... Vous avez bien suivi ??  Imaginez-vous le petit Kevin, errant tel un zombi dans les couloirs de l'hôtel dès 7h du matin, priant que les femmes de chambres lui en nettoie une au plus vite, afin qu'il puisse aller dormir... Et ce, trois matinées de suite...
J'accepte, je n'ai pas vraiment le choix. A ce stade, plus rien ne m'étonne...

L'homme qui ne dort jamais.
Lundi midi, rebelote. Je m'installe au desk avec Joëlle. Ma première mission sera d'aller mettre la couette et les oreillers de la 301 à la machine ! (et oui, celle avec les petite bêtes!!) Personne n'est dupe : les punaises sont toujours là. Mais on doit remplir l'hôtel avant tout...
Un peu de téléphone, et je m'attèle à la tâche : refaire la liste des chambres pour le "séminaire". Ô joie! Trois chambres en moins de réservées! Avec un peu de persuasion, je parviendrai peut-être à me sauver une chambre !
Justement, 20 Heures, voilà Madame l directrice qui rentre d'une excursion gastronomique à …., en compagnie de notre prothésiste-cuisinière. Elles sont ravies, gavées de foies gras, de magret et de vin blanc. "On a passé commande, le restaurant pourra bientôt proposer une carte respectable..." - ah c'est beau de rêver ! Je garde le sourire, fais mine ne m'intéresser... Mon ventre gargouille... Il aura bientôt droit à son box de bouffetance industrielle... 
J'ose à peine interrompre ce moment de grâce, mais il faut que je me lance... J'ai quand même bien travaillé, j'aurais fait au total huit services d'affilée (du jeudi au lundi plus les trois nuits à venir). Je demande donc (timidement) qu'on me bloque une chambre pour que je puisse poursuivre dans de bonnes conditions... Enfer et damnation ! Que les foudres de Jupiter s'abattent sur ma tête ! 
Voici la réponse de la directrice (je résume mais n'invente rien) :
  1. J'avais été prévenu que les conditions ne seraient pas optimales pendant cette semaine. 
  2. Toutes les chambres doivent être louées.
  3. Ça ne va pas me tuer de devoir attendre un peu en matinée qu'une chambre se libère...
Manquerais-je d'enthousiasme ?

Hasards et coïncidences
Juste avant d'aller dormir, j'apprends que Steve, notre veilleur de nuit (qui était en congé depuis quelques jours) a chopé une gastro... 
Sylvie m'appelle. Une de ses amies travaille dans l'entreprise qui organise le séminaire et elle dormira à l'hôtel. Le monde est petit !

C'est tout pour l'instant !  
Sachez que ce midi, après avoir plié bagage et zigzagué dans les couloirs (déjà beaucoup de monde), je croise la directrice. Je n'ai pas assez dormi pour assurer mon service cette nuit. Savez-vous ce qu'elle me réponds ? "Bah, vous n'aurez qu'à faire une petite sieste !"
Merci, Madame ! Je vais m'installer un matelas sur le parking !!
A bientôt pour de nouvelles aventures !

Courriel n° 2 de Kevin

Bonjour chère formatrice,
Avant de faire le point et de vous faire part de ma décision, je continue par le récit de mon "journal de bord"…


Suite de l'épisode précèdent :
Mardi en fin d'après-midi, j'ai installé un lit d'appoint dans une salle de séminaire qui recevait mardi et mercredi matin des représentants de la chambre de commerce. J'ai essayé de me reposer, sans grand succès, d'autant que le salon d'à-côté accueillait des membres (bruyants) du fameux "séminaire incentive". Pour  l'anecdote, ces joyeux lurons se sont amusés à modifier les lettres des plaquettes accolées aux portes de leur salon. J'ai trouvé l'idée très inspirante... et la mention "CH-AGRICULTURE" fut rebaptisée par mes soins " CHIURE GRAT-CUL";... Oui, je sais, ce n'est pas très malin...
Incentive, incentive... :
21H : je m'aventure dans le hall, noir de monde. Les gens importants ont déjà regagné leurs suites. Des clients se plaignent du froid de leur chambre. On a fait ramener de l'hypermarché de ridicules radiateurs d'appoint que l'on s'empresse de faire monter aux étages... Sonya, en poste à la réception, a les cheveux électriques. C'est la cohue en cuisine. Des PC portables du séminaire traînent sur les fauteuils. Personne ne fait attention à moi. Je me sers allègrement dans les coupelles... Pâte d'amande et amuses-bouches. Je me prépare également un cappuccino. Et comme tous les gens importants qui se respectent... je tire la tronche !

La nuit gastronomique.
Je me prépare pour ma nuit et vais me doucher dans les vestiaires des hommes...Odeurs de hareng et de pieds de cochon. C'est une véritable infection, je passe mon chemin...et squatte le vestiaire des femmes de chambre... Pas d'eau chaude dans la douche... Propre et frais, je retrouve notre veilleur de nuit, à la mine fatiguée. Il se remet doucement de sa gastro mais garde sa gentillesse naturelle.
Pour aller vite, disons que cette nuit, malgré la fatigue, fut à tous les niveaux extrêmement plaisante. Ce fut un véritable plaisir d'accompagner le veilleur de nuit dans son cheminement méthodique. C'est un veilleur rigoureux et il est bon pédagogue. J'ai pu ainsi apprécier la complexité de ce métier à part entière, et par son intermédiaire, découvrir les coulisses comptables de l'hôtel...
Ainsi, mon délogement prend tout son sens. Madame la directrice reçoit une prime lorsque l'hôtel affiche un Taux d'Occupation de 100%. Et une prime supplémentaire sur la location des salons. Les "résidents en gratuité", tels que le personnel hébergé, ne compte pas dans ces statistiques. Je suis donc prévenu : me voici SDF quatre étoiles pour encore quelque temps...
Travailler de nuit a en outre un sacré avantage... Il n'y a personne en cuisine pour vous taper sur les doigts... Une bonne grosse assiette campagnarde accompagnée d'un Sancerre me tiendra lieu de compensation. Et puis tiens, une bonne poignée de pâtes d'amande ! 

Bouge de là !

Deux arrivées se ne sont pas présentées. Les no-show sont quand même facturés (Oui oui, Madame la directrice, vous aurez bien votre prime!) et le veilleur de nuit, qui compatit à mon sort, m'attribue l'une des chambres en question. J'aurai donc un lit pour la journée ! Merveilleux ! Quelle mauvaise langue prétend que mon traitement est inacceptable ?
7 heures : on passe le relais à Sonya, qui ne trouve rien de mieux à me dire que : "Ah bah ça va, tu as ta chambre, tu es tranquille..." Cette Sonya commence sérieusement à me chauffer les synapses. Elle est très professionnelle, courtoise, mais m'énerve chaque jour un peu plus... J'ai du mal a en définir la raison précise...
Quoiqu'il en soit je m'installe en 312. Je m'endors vite. Et à 15h... c'est l'expulsion... Sorti du lit, énervé, je dois remballer mes affaires. Je pousse ma gueulante. Je déclare quitter le navire. Souria, la sympathique femme de chambre, tente de me calmer. Je vais voir la directrice, qui est absente. Mes idées sont encore en désordre.... Manger un morceau... Je vais en cuisine, qui vient d'être nettoyée de fond en comble. Je ne salue personne, me sers dans le frigo. Au menu : suprême de volaille et gratin dauphinois. Le maître d'hôtel ne bronche pas. Il lit dans mon regard que la volaille lui volera au visage à la moindre remarque... Pain et confiture à volonté. La colère a ses bons côtés : on vous fiche royalement la paix...

Keep cool ...
Repu, je squatte les bureaux. La stagiaire en commercial compatit. Elle loge au fameux "appartement stagiaire" qu'elle partage avec les deux chinois et le serveur tunisien, dans une délicate promiscuité. Café double, puis quadruple. Appel de la réception.... Deux séniors ont loué MA chambre ce matin. Je HAIS les séniors. Et les séminaristes. Et les crevettes...
Je m'isole un peu au sous-sol, le temps que la colère retombe... Les "chiures gratte-cul" sont toujours en séminaire. Personne n'a modifié la plaquette...  Je ris jaune...  Et réfléchis....
Sur la table du réfectoire, je pose mon badge et le pin's fièrement porté par les employés : Yes, I can !...

Bilan, décisions, perspectives...
Jeudi 11. J'ai changé de mode de fonctionnement. Je me suis approprié les lieux et poursuis mon bonhomme de chemin.
Restauration : tout est une question de confiance. Le personnel "cuisine" avait pris la mauvaise habitude de se méfier des stagiaires (vols, abus, disparition de bouteilles...). Mais si on me confie la clé du coffre et les codes de caisse, on peut sans doute me juger responsable... Je me prépare moi-même mes repas et c'est très bien comme cela. 
Condition d'hébergement : je dors toujours en journée. On me fiche la paix, en attendant que l'on me libère une chambre. Je n'ai toujours pas eu l'occasion de reparler avec Madame la Manager qui demeure invisible. Je suis persuadée qu'elle n'est pas mal attentionnée. Elle ne se rend tout simplement pas compte. Soumise à la pression du groupe (objectifs à atteindre et impératifs de qualité..), elle fait face à un manque cruel de suivi et de compétence. C'est très étrange de voir autant d'extras et de stagiaires se démener pour faire tourner la boutique, en improvisation permanente, tout en faisant partie d'une chaîne aux exigences rigoureuses.
Le point positif dans toute cette aventure est que j'en apprends beaucoup sur le fonctionnement global d'un hôtel et l'importance d'une bonne communication entre les services. Ce n'est que lorsque votre voiture tombe en panne que vous en étudiez la mécanique. C'est la même chose ici. J'observe et je prends des notes !
C'est pour toutes ces raisons que j'ai décidé de poursuivre ce stage. Je suis un peu fatigué mais ne souffre d'aucun stress. En réalité, je crois qu'une partie de moi-même s'amuse de toutes ces péripéties. J'en arrive même à craindre la tranquillité annoncée des prochains jours.
Et pour finir, mes rapports avec l'ensemble du personnel sont bons, surtout depuis que j'ai cessé de jouer les petits stagiaires obéissants.
Concernant votre proposition de "de mise en ligne" de mes aventures sur un blog, je n'y vois pas d'inconvénients.
Et tentez de joindre Madame la directrice, je serai curieux de savoir ce qu'elle pense de mon parcours de stagiaire !
A bientôt,
Kevin